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Fiche livre | |  |
 | La tyrannie du marketingDe Alain Astouric
Editeur : éditions è®e Parution le : 17 Février 2010 ISBN : 978-2-9154-5399-7 EAN13 : 9782915453997
Nous savons qu’il n’y a pas, d’un côté de vilains marchands qui veulent écouler leurs produits à coup de matraquages marketing conjugués à d’innombrables créations publicitaires et d’un autre côté d’innocents consommateurs qui en seraient systématiquement les malheureuses victimes. Nous savons aussi que la publicité n’est généralement qu’un outil au service d’un système économique favorisant la (sur)consommation et que, si on le lui demandait, la publicité serait tout à fait capable d’inverser la tendance en nous incitant à moins consommer. D’ailleurs depuis quelques temps ne s’y essaie-t-elle pas à propos de la sauvegarde de l’environnement.
Mais nous savons surtout qu’un excès est un excès, que le marketing et la publicité en commettent tous les jours. Et que, lorsque les excès risquent d’impacter sur la santé des gens et sur l’environnement, lorsqu’ils influent sur la liberté des médias, favorisent les situations de surendettement, décrédibilisent la politique et tentent de nous endoctriner, alors, il est plus que préférable de bien les repérer pour mieux s’en prémunir. |
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Vos avisAlerte au matraquage communicationnel Date : 22/02/2010
Ce livre a le mérite d'exposer, pédagogiquement, au grand jour, les desseins mercantiles, financiers et psychologiques auxquels veulent nous soumettre des personnes, des organisations commerciales, institutionnelles dont les seules visées sont de nous assujettir à leur volonté de nous exploiter dans tous les compartiments de notre existence. Il doit permettre à chaque lecteur de réfléchir à ses habitudes comportementales, face à ces lobbyings communicationnels, de manière à réagir plus sûrement, en citoyen adulte, dans un contexte où il est abreuvé de messages tendant à l'infantiliser et à le rendre plus malléable à toutes attirances mercantiles, politiques, ésotériques, etc., Plus globalement, ce livre nous montre comment nous sommes inondés, influencés par un matraquage médiatique pernicieux qui, si nous n'y prenons garde, risque de faire de chacun de nous, un « mouton servile », obéissant à toute injonction « médiatiquement bien ficelée ». Enfin du « parler vrai » dans un monde où, trop souvent, les messages médiatiques sont abrutissants, assourdissants, avilissants. Pales
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Commentaires Amazon| 2010-02-04 | Note : 1/5 | La tyrannie du marketing n'invente rien (dixit) Le marketing, "les français lui reprochent de plus en plus ouvertement, non seulement de manipuler les esprits et l'inconscient mais aussi d'influencer la vie politique et d'influer sur celles économique, culturelle et sociale".
Malgré quelques précautions oratoires et recul sur la matière (13), le ton est donné dès la page 8 de La tyrannie du marketing et ne peut être caché par la rhétorique du "s'il est vrai que... il n'empêche que" (31) par ailleurs forcément annonciatrice d'une tempête de truismes.
L'auteur l'avoue : La tyrannie du marketing n'invente rien
"L'ouvrage, qui n'invente rien, n'imagine rien mais dit simplement ce qui se voit, tout en essayant de ne pas trop reproduire les excès qu'il critique..." (15) Ah ! Cela commence comme un bouquin révisionniste !
Et Alain Astouric de continuer : "... nous donne aussi quelques pistes susceptibles d'améliorer les choses". Mais les valises du conseil ont dû être trop lourdes : point de voies d'amélioration dans ce livre, surtout pas dans les deux pages de conclusion générale (125), mais de plates suggestions à l'aune de "apprenons à distinguer l'utile du superflu" (65). Non, pas de conseil. Aucun conseil. Mais un tissu de lieux communs tissés de sombres banalités dont Nathalie Heinich aurait fait ses choux gras.
Charge contre la publicité
La publicité est ainsi responsable (liste non exhaustive) de l'obésité (normal avec une telle tarte à la crème), des SMS surtaxé, du spamming, du diabète, des compléments alimentaires (le lecteur avisé constatera la cohérence du plan), de la surconsommation de médicaments en tous genres (attention, l'auteur connaît peu ce dont il parle ici), des déchets (donc incursion forcée dans le greenwashing), de la complexité et de la sophistication des produits (ah, le mythe du "bon vieux temps" ! Au secours Nathalie !), de l'hyperchoix, du sur-endettement, du cinéma réceptacle du product-placement, de notre abrutissement par les médias (François Brune est n fois plus puissant), du ravalement des hommes politiques à la grande consommation assortie de sur-promesses (101), de notre asservissement, de notre aliénation (bouquet final p. 117 sq. avec Orwell cité plusieurs fois).
Mal à la tête ? C'est aussi l'effet que la lecture de cet opus démagogique, croyant aux arrières-mondes ("l'extrême discrétion entourant les travaux sur le neuromarketing", 121) m'a provoqué.
L'ironique persifleur n'est qu'un joueur de pipeau de plus passant à côté de l'ambition annoncée p. 15 : "notre étude constitue un timide début de rééquilibrage face aux centaines de livres qui prônent tous, peu ou prou, les bienfaits (économiques) du marketing et les saines vertus (commerciales) de la publicité sur nos habitudes de consommation courante, sur nos loisirs, dans les médias, sur internet et en politique" (15).
Comme quoi, même les détracteurs du marketing se laissent aller à de sur-promesses.
Et qu'est venue faire la Région Ile-de-France dans cette galère ?
Serge-Henri Saint-Michel
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